samedi 9 mars 2013

El mercado de las pulgas

El mercado de las pulgas (Le marché aux puces) est un endroit plutôt particulier, situé à la frontière entre le quartier de Palermo et le quartier de Colegiales (Dorrego Av. 1601 (Dorrego Av. y Alvarez Thomas Av.), Subte B arrêt Dorrego). C'est un immense hangar où s'enchainent 167 boxes grillagés, dans lesquels les vendeurs entreposent leurs biens, s'installent tranquillement en buvant le maté, discutent avec les clients... Il est ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 19h.


On y trouve essentiellement des meubles, des chaises, des lustres, mais aussi des oeuvres d'art, des antiquités précieuses, des objets d'un kitch parfaitement assumé... Bref, c'est une merveille de bric à brac, de bazar organisé, de brocante puissance 1000.

Je suis retombée en enfance en m'y promenant, en zigzaguant entre les innombrables objets qui se chevauchent dans les boxes et les allées, et je m'y suis perdue facilement. C'est un endroit fascinant pour les amateurs de vide-greniers ou d'insolite. Petite série de photos, qui ont du mal à retranscrire l'ambiance chaleureuse et bordélique de ma visite:

























Et puis d'un coup, au détour d'une allée, on fait une rencontre. Une rencontre avec un personnage qui synthétise l'esprit du mercado de las pulgas, dont les créations étonnent, interpellent et apportent du baume au cœur. Dans le box n°3 se trouve le grand Tony Valiente, vedette et mascotte du lieu, présent depuis 1990, artiste et rêveur.


Tony Valiente crée des objets œuvres d'art en recyclant tout ce qu'il trouve: fermetures éclairs, clous, boutons, jouets en plastique, dés, cartouches vides, pièces métalliques... Certes ces créations sont parfois (souvent) très chargées, mais il y a une vraie philosophie, une vraie idée derrière, un humour unique et une pincée de folie. Je l'ai rencontré, mais je ne lui ai pas beaucoup parlé, à mon grand regret, mon espagnol balbutiant m'ayant dissuadée d'engager la conversation. Mais il m'a autorisée à prendre toutes les photos que je voulais. Voici donc quelques petits morceaux de son univers loufoque mais tellement sympa:










C'est sûr, je retournerai dans cet endroit à l'occasion, et s'il y a bien un souvenir que j'aimerais ramener d'Argentine, ce serait une des créations de Tony.

Source des images: http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Mercado_de_las_Pulgas,_Colegiales_entrada.jpg
http://vimeo.com/17775499

jeudi 7 mars 2013

Los colectivos



Pour se déplacer dans Buenos Aires, il y a les taxis, il y a le métro, il y a le train, mais il y a aussi et surtout les innombrables lignes de bus (colectivos) qui sillonnent la ville de bout en bout. Ici il y a plus d'une centaine de lignes différentes, et d'après ce que j'ai compris, elles appartiennent à des compagnies privées. Cela explique que les bus n'arborent pas les mêmes couleurs, ni le même état d'entretien.
Pour prendre un colectivo, rendez-vous dans une des rues où passe la ligne que vous voulez prendre. Et là, il faut trouver un arrêt (parada). Ils n'ont pas de nom, ni de vrais endroits prédéfinis, mais généralement, sur les petites rues, ils sont dans les coins des carrefours. Parfois ils sont très bien indiqués, comme ici:

Et parfois un peu moins bien... Entendez par là une étiquette à moitié arrachée collée sur un poteau, ou bien encore une pancarte encastrée dans un arbre.
On peut aussi repérer les files de gens qui attendent sans raison apparente au bord de la route. Car oui, ici, on fait la queue avant de monter dans un bus.
Une fois à bord, annoncez votre destination au chauffeur, car le prix de votre voyage va dépendre de la distance à parcourir. On peut payer par pièces, ou avec la carte SUBE. Les tarifs sont bas (1,20 pesos minimum), mais ils l'étaient encore plus il n'y a pas longtemps (l'inflation est méchamment passée par là).
Et maintenant, jetez vous sur un siège libre ou accrochez vous bien !!! Les chauffeurs de colectivos ont tous une conduite disons... "chaloupée". Et comme en plus les routes sont assez bissextiles dans leur genre (pavée, pas pavée, pas entretenue, pas de niveau...), le trajet risque de secouer un peu.


Voici les points positifs et les points négatifs de ce moyen de transport que j'ai pu constater.


POINTS POSITIFS:

-Les tarifs restent bas par rapport aux autres moyens de transports que l'on peut trouver en ville.
-Il y a une quantité phénoménale de bus qui tournent, donc beaucoup de parcours possibles à travers toute Buenos Aires.
-Le soir, les colectivos offrent un sentiment de sécurité, car utilisés par beaucoup de gens.
-Les bus tournent tout le temps, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.
-Leur conduite est rigolote (enfin, bon, moi je la trouve rigolote, et puis ça fait travailler les cuisses si on reste debout).


POINTS NEGATIFS:

-Il n'y a pas d'affichage lumineux, ni d'annonce sonore, ni de signal d'aucune sorte pour indiquer quel sera le prochain arrêt ! Eh oui, quand on ne connait pas le trajet, et où on doit exactement descendre, on passe son temps à repérer tous les noms de rues possibles par les fenêtres, et on appuie sur le bouton de demande d'arrêt quand on pense être à peu près au bon endroit. Et ensuite on marche, parce qu'on est allé soit trop loin, soit pas du tout assez prêt. On s'adapte assez rapidement néanmoins.
Cela dit il vaut mieux repérer le trajet avant, et les noms de rues perpendiculaires proches de celles où on doit descendre. Je conseille ces deux sites pour visionner les parcours:
http://mapa.buenosaires.gob.ar/  (onglet "Comó llego?")
http://www.omnilineas.com.ar/buenos-aires/colectivos/
-Pour une même ligne, tous les bus ne vont pas au même endroit, ni ne font pas exactement le même trajet. Il faut bien regarder le petit panneau en bas à gauche du parebrise pour savoir le terminus.
-Le trajet aller et le trajet retour ne sont généralement pas les mêmes, car énormèment de rues sont à sens unique. Ainsi, on ne peut parfois pas prendre le même bus pour se rendre à un endroit, et pour ensuite revenir à la maison.
-Les colectivos n'ont aucun horaire. Et quand je dis aucun horaire, c'est AUCUN HORAIRE. Ils passent quand ils veulent, ça doit dépendre de s'ils ont gagné la course avec un autre colectivo avant de passer à l'arrêt, de l'encombrement dans les rues, de l'heure, ou de l'âge du capitaine. Donc on peut s'y prendre bien à l'avance pour ne pas arriver en retard en cours, attendre en pestant pendant plus d'une demi-heure, et puis finalement voir débarquer 4 bus de la même ligne en même temps, à la queue leu leu, comme si de rien n'était. Passablement frustrant.

Donc voilà, petit tour d'horizon de ce moyen de transport, qui malgré ses désagréments, reste accessible, assez rapide, et pratique.

Dernier petit truc à savoir: On ne dit pas "coger un colectivo", mais "tomar un colectivo". Pareil pour les taxis, les trains et le métro. De façon générale il vaut mieux oublier le verbe "coger", car en Argentine, il veut bien dire "prendre", mais au sens sexuel du terme. Vous voilà prévenus. ^^

Source des images:  http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=283449
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Buenos_Aires_-_Colectivo_111_-_120227_160226.jpg

lundi 4 mars 2013

Le dulce de leche

Un petit article pour vous présenter très succinctement cette institution argentine qu'est le dulce de leche. C'est une sorte de confiture de lait ou de caramel épais, qui se tartine, et qu'on retrouve dans quasiment TOUS les desserts argentins.

Bizarrement j'ai du faire quelques magasins avant d'en trouver en pot, j'ai investi dans un petit format, pour goûter.


Je ne sais absolument pas si c'est la meilleure marque, mais la mascotte m'a tellement plu, j'ai pas pu résister:

La meumeuh la plus cute de j'ai jamais vue !

Petite pause crèpe.

Yummy.....

Eh ben le dulce de leche, c'est très bon, mais ça peut devenir écœurant à la longue. Et puis c'est bien meilleur chaud ! Ca ressemble à du caramel doux ou du toffe anglais, mais en moins collant, et en plus liquide, avec un goût un peu de crème, et puis euh... Enfin bref, c'est très très bon !
Je testerai à l'occasion des desserts typiquement argentins fourrés ou nappés de dulce de leche, comme les Panqueques, ou le Flan con Dulce.
Non c'est faux je ne suis pas gourmande, c'est par conscience professionnelle, pour faire des articles intéressants sur ce blog.

Artes de la calle 2


 Quartier chinois

 Av Sarmiento

Calle Dorrego




Mercado de las Pulgas (Colegiales)

La Faculté d'Agronomie

Un petit article pour vous présenter les premières images que j'ai prises de la Faculté d'Agronomie. Elle est située dans un grand parc ouvert à tous le monde, constituée de plein de petits pavillons dédiés à des matières (Biochimie, Zootechnie, Biologie...).



 Le parc est vraiment très agréable en lui-même, en plus comme en ce moment il fait beau, il y a de nombreux arbres en fleurs. Je n'ai pas encore bien repéré les différents bâtiments, mais avec les cours, d'autres articles viendront sûrement compléter le tableau.

















Et comme j'adore la fonction "Fleur" de mon appareil photo, voici quelques gros plans des plus jolies inflorescences que j'ai vu en me balladant.





vendredi 1 mars 2013

Premier empanada et première glace

Le microcentro de Buenos Aires est un endroit à visiter, ne serait que pour l'immensitude (oui ce mot n'existe pas, mais c'est mon blog, j'écris ce que je veux) des bâtiments, des avenues, et des centres commerciaux. Par contre, bonjour le mal de tête quand on est pas habitué à tout ce bruit et toute cette agitation. C'est concert de klaxons tous les jours sur l'avenue Corrientes !

Alors histoire de me poser et de manger un peu, j'ai fait un petit arrêt au Palacio de la Pizza, et j'en ai profité pour y manger mon premier empanada ! C'est une spécialité d'Argentine: un petit chausson chaud fourré avec de la viande, du fromage, des légumes... Et qui coûte généralement environ un euro.

Empanada de jamón y queso (jambon et fromage). Faisons simple pour commencer.

 La portion semblait petite, surtout quand on voyait les monstrueuses parts de pizzas débordantes de fromage passer aux tables d'à côté. Mais bon, j'avais envie de goûter, et je ne fus pas déçue. La garniture était bien copieuse, et finalement un seul empanada a suffi à combler mon petit creux.
Bon ok, par gourmandise j'ai aussi pris une glace.

Helado de frutilla. Hummmmm....

Et comme les argentins ont des racines italiennes, une simple glace à la fraise peut se transformer en l'un des meilleurs desserts du monde. En effet ce n'était pas un sorbet, mais une vraie glace à la crème, avec des vrais morceaux de fraise dedans. Bref c'était bien bon.

Palacio de la pizza, resto approuvé pour le moment !