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samedi 11 mai 2013

La Guía T de bolsillo

Les rues de Buenos Aires sont très géométriques, si bien qu'il est assez facile de s'y repérer quand on est dedans. Elles sont quasiment toutes parallèles ou perpendiculaires entre elles. On avance tout droit d'un cuadra (pâté de maison, carré donc), et on sait si on est dans la bonne direction ou non, et puis on continue son chemin en avançant tout droit et en tournant de temps en temps à une esquina (coin de rue). Enfin on fait ça si comme moi on est une quiche pour comprendre comment fonctionnent les panneaux avec les numéros des cuadras dessus.
Mais ça c'est valable quand on est sur place et qu'on a peu de chemin à parcourir. Pour se déplacer grâce aux bus ou sur des longues distances, c'est déjà plus ardu. On est à Buenos Aires, quand même.
C'est là qu'intervient un petit objet plein de pages et de chiffres, qui deviendra très vite votre meilleur ami.
Pour tous ceux qui ont oublié de prendre l'atoût "Sens de l'orientation" lorsqu'ils ont créé leur feuille de perso, c'est même un objet enchanté +5 en sagesse (Jeu de Rôle Powaaaaaaaaaa).

Il s'agit de la Guía T de bolsillo (le guide T de poche).

Édition 2013. Soyons modernes. 

C'est un plan complet de Buenos aires, divisé en une vingtaine de plans plus petits. Son utilisation requiert un peu de savoir-faire, je vais essayer de retranscrire ce que j'ai appris. 

Etape 1) Il faut tout d'abord repérer l'endroit d'où vous partez. Pour cela il faut chercher le nom de la rue, dans les premières pages du guide. Elles sont toutes répertoriées et classées par ordre alphabétique.
Une fois trouvée, rendez-vous sur le plan et la case indiquée par le guide.

 
Étape 2) Sur la page de gauche du guide, on peut voir dans les différentes cases les lignes de bus qui passent dans les cases correspondantes sur le plan, page de droite. Vous pouvez donc savoir quelles lignes de collectivos passent dans les alentours de votre rue de départ.
 
Etape 3) Il faut maintenant repérer l'endroit où vous voulez arriver. Répétez l'étape 1, ainsi que l'étape 2 avec ce lieu. Le but est de trouver une ligne de bus qui passe proche de l'endroit où vous voulez aller, et également proche  de l'endroit d'où vous partez (ben oui, c'est plus pratique pour se déplacer). Vous serez sûrement obligés de regarder sur les cases autour de celle de votre point de départ ou d'arrivée, faute d'avoir un numéro de ligne de bus présent dans ces deux cases en question à la fois.
 
Mais attention ! C'est pas fini !
 
Étape 4) Une fois trouvée la ligne de collectivo adéquate, rendez-vous dans les dernières pages du guide.
Eh oui, les bus de Buenos Aires sont facétieux, et ne passent pas dans les mêmes rues pour l'aller (ida), et le retour (vuelta ou regresso). Il vaut mieux donc regarder les informations de la ligne en question pour connaitre les parcours desservis.
 
 
 Vous y trouverez aussi des images des bus des différentes lignes, pour les reconnaitre plus facilement.

Voilà, c'est assez simple dans la théorie, un peu plus frustrant en pratique, mais bon, on s'y fait, ça demande un peu d'entrainement. Et la Guia T reste un excellent plan de poche à garder sur soi quand on part se ballader dans Capital Federal (l'autre petit nom de Buenos Aires).
  
Bonus: Vous trouverez dans la Guia T des informations utiles sur la ville, comme l'emplacement des banques, des hopitaux.. et un plan des lignes de métro de Buenos Aires, dans les toutes dernières pages.



Sur ce, bonne ballade ! ;)

jeudi 7 mars 2013

Los colectivos



Pour se déplacer dans Buenos Aires, il y a les taxis, il y a le métro, il y a le train, mais il y a aussi et surtout les innombrables lignes de bus (colectivos) qui sillonnent la ville de bout en bout. Ici il y a plus d'une centaine de lignes différentes, et d'après ce que j'ai compris, elles appartiennent à des compagnies privées. Cela explique que les bus n'arborent pas les mêmes couleurs, ni le même état d'entretien.
Pour prendre un colectivo, rendez-vous dans une des rues où passe la ligne que vous voulez prendre. Et là, il faut trouver un arrêt (parada). Ils n'ont pas de nom, ni de vrais endroits prédéfinis, mais généralement, sur les petites rues, ils sont dans les coins des carrefours. Parfois ils sont très bien indiqués, comme ici:

Et parfois un peu moins bien... Entendez par là une étiquette à moitié arrachée collée sur un poteau, ou bien encore une pancarte encastrée dans un arbre.
On peut aussi repérer les files de gens qui attendent sans raison apparente au bord de la route. Car oui, ici, on fait la queue avant de monter dans un bus.
Une fois à bord, annoncez votre destination au chauffeur, car le prix de votre voyage va dépendre de la distance à parcourir. On peut payer par pièces, ou avec la carte SUBE. Les tarifs sont bas (1,20 pesos minimum), mais ils l'étaient encore plus il n'y a pas longtemps (l'inflation est méchamment passée par là).
Et maintenant, jetez vous sur un siège libre ou accrochez vous bien !!! Les chauffeurs de colectivos ont tous une conduite disons... "chaloupée". Et comme en plus les routes sont assez bissextiles dans leur genre (pavée, pas pavée, pas entretenue, pas de niveau...), le trajet risque de secouer un peu.


Voici les points positifs et les points négatifs de ce moyen de transport que j'ai pu constater.


POINTS POSITIFS:

-Les tarifs restent bas par rapport aux autres moyens de transports que l'on peut trouver en ville.
-Il y a une quantité phénoménale de bus qui tournent, donc beaucoup de parcours possibles à travers toute Buenos Aires.
-Le soir, les colectivos offrent un sentiment de sécurité, car utilisés par beaucoup de gens.
-Les bus tournent tout le temps, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.
-Leur conduite est rigolote (enfin, bon, moi je la trouve rigolote, et puis ça fait travailler les cuisses si on reste debout).


POINTS NEGATIFS:

-Il n'y a pas d'affichage lumineux, ni d'annonce sonore, ni de signal d'aucune sorte pour indiquer quel sera le prochain arrêt ! Eh oui, quand on ne connait pas le trajet, et où on doit exactement descendre, on passe son temps à repérer tous les noms de rues possibles par les fenêtres, et on appuie sur le bouton de demande d'arrêt quand on pense être à peu près au bon endroit. Et ensuite on marche, parce qu'on est allé soit trop loin, soit pas du tout assez prêt. On s'adapte assez rapidement néanmoins.
Cela dit il vaut mieux repérer le trajet avant, et les noms de rues perpendiculaires proches de celles où on doit descendre. Je conseille ces deux sites pour visionner les parcours:
http://mapa.buenosaires.gob.ar/  (onglet "Comó llego?")
http://www.omnilineas.com.ar/buenos-aires/colectivos/
-Pour une même ligne, tous les bus ne vont pas au même endroit, ni ne font pas exactement le même trajet. Il faut bien regarder le petit panneau en bas à gauche du parebrise pour savoir le terminus.
-Le trajet aller et le trajet retour ne sont généralement pas les mêmes, car énormèment de rues sont à sens unique. Ainsi, on ne peut parfois pas prendre le même bus pour se rendre à un endroit, et pour ensuite revenir à la maison.
-Les colectivos n'ont aucun horaire. Et quand je dis aucun horaire, c'est AUCUN HORAIRE. Ils passent quand ils veulent, ça doit dépendre de s'ils ont gagné la course avec un autre colectivo avant de passer à l'arrêt, de l'encombrement dans les rues, de l'heure, ou de l'âge du capitaine. Donc on peut s'y prendre bien à l'avance pour ne pas arriver en retard en cours, attendre en pestant pendant plus d'une demi-heure, et puis finalement voir débarquer 4 bus de la même ligne en même temps, à la queue leu leu, comme si de rien n'était. Passablement frustrant.

Donc voilà, petit tour d'horizon de ce moyen de transport, qui malgré ses désagréments, reste accessible, assez rapide, et pratique.

Dernier petit truc à savoir: On ne dit pas "coger un colectivo", mais "tomar un colectivo". Pareil pour les taxis, les trains et le métro. De façon générale il vaut mieux oublier le verbe "coger", car en Argentine, il veut bien dire "prendre", mais au sens sexuel du terme. Vous voilà prévenus. ^^

Source des images:  http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=283449
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Buenos_Aires_-_Colectivo_111_-_120227_160226.jpg

mercredi 27 février 2013

La carte SUBE





Au vu de ce que j'avais lu sur les bus à Buenos Aires, je pensais que j'allais passer mon temps à courir après les pièces de 1 peso et de centimes de peso, seule monnaie acceptée par les chauffeurs des collectivos. Sachant qu'en plus les commerçants préfèrent rendre des billets de 2 pesos plutôt que de la quincaillerie, je me voyez mal partie pour profiter du réseau de transports en commun.
Que nenni !! La modernité m'a apporté presque sur un plateau une merveille de technologie, qui fait figure de St Graal personnel: la carte SUBE ! 

C'est une carte qui marche pour presque toutes les lignes de bus, toutes les lignes de métro (subte), et les lignes de trains. Elle coûte 15 pesos, et on la recharge non pas avec un nombre de trajets, mais avec une quantité de pesos, et un maximum de 300 pesos.Et il y a même un système de crédit: vous avez droit à 7,50 pesos de dépassement si vous n'avez pas assez pour payer un voyage.

J'ai obtenu la mienne à une boutique OCA (qui est aussi un postoffice apparemment), en face de la grande obélisque (station 9 de Julio sur la ligne D du métro). Dans cette boutique ils demandent un papier d'identité (une photocopie du passeport suffit), mais cela n'est apparemment pas nécessaire dans d'autres lieux où on peut acheter la SUBE (dixit d'autres amis étudiants).

Voilà un objet plus que pratique pour se déplacer dans tout Buenos Aires, à conseiller très fortement !!!  Pour plus d'informations: http://www.sube.gob.ar/

Source de l'image: http://www.perfil.com/contenidos/2012/01/24/noticia_0010.html

mardi 26 février 2013

Arrivée à l'aéroport Ezeiza


Ben voilà, faut bien commencer quelque part, donc commençons par le commencement.
Après 13h30 de vol direct depuis Paris, me voici en terre inconnue, à l'aéroport d'Ezeiza (Aeropuerto Internacional Ministro Pistarini de Ezeiza pour les intimes). Le vol a été agréable mais long et fatigant. En classe économique il faut bien se tortiller sur son siège pour arriver à dormir. J'ai apprécié les plateaux repas (le soir et le matin) made in Air France, bien remplis et bons dans l'ensemble, le petit coussin, le masque pour les yeux et la couverture (fine mais bien chaude) qu'on vous prête, et aussi et surtout les films qu'on pouvait visionner à souhait sur son petit écran personnel.
(En passant, je vous conseille "Les mondes de Ralph", qui est vraiment très sympa, avec un très bon scénario, des vrais moments intenses, des personnages attachants, de l'humour très bien mené, et des rebondissements. Pas du tout gnangnan, axé geek juste comme il faut, très bon moment.)

On débarque gentiment, après avoir regardé l'atterrissage de l'avion via la caméra embarquée sous l'appareil, on rerègle les montres (4h en moins, et paf !), et on sort pour le premier passage à la douane. A ce stade ils vérifient le passeport (et la feuille de douane qu'on remplit dans l'avion), prennent une photo de votre empreinte de pouce et de vos yeux à moitié réveillés. Préparez vous à une bonne attente. Direction les tapis roulants pour les bagages. 
Une fois les bagages récupérés, on repasse (on ATTEND) à la douane, pour un scan aux rayons X des bagages.
Et ensuite, Buenos Aires est à vous !!! (Enfin presque.)

  
Si vous n'avez pas de pesos argentins sur vous, mais des dollars ou des euros (ou francs suisses, dollars canadiens...), le bureau de change de la Banco de la Nacion est là pour vous. Il est tout à fond à droite une fois que vous êtes dans le hall (là où plein de gens attendent d'autres gens avec des pancartes). Le bureau de change "Global Exchange" qui est présent avant le deuxième passage à la douane n'est pas intéressant car il donne 15 à 20% de moins que le change officiel. Merci LePetitHergé pour le conseil !  



Pour rejoindre la ville, il y a 2 solutions: les taxis, ou les bus (collectivos). Bon, les bus, je me sentais pas encore de le faire, même si c'est moins cher, le trajet aurait été long et surement un peu inconfortable. Sur les conseils du Petit Hergé, et ceux du propriétaire de ma location sur BA, j'ai opté pour les taxis Ezeiza, dont le guichet est dans le hall de l'aéroport (parce plus sûrs. Sinon il y a les Radios-Taxis noirs et jaunes avec une loupiotte sur le toit, à droite en sortant de l'aéroport). On paye un tarif fixe (220 pesos pour aller au centre ville), on se voit attribuer un numéro, et on attend de l'autre côté du guichet que le porteur de bagages vienne vous chercher quand le taxi est revenu d'une autre course. Et on n'oublie pas le petit pourboire du gentil monsieur qui vous aide à porter votre grosse valise jusqu'à la sortie ! ^^ Moi ça m'a fait bizarre, c'est une habitude que l'on a perdu apparemment en France, mais ici il faut toujours penser au pourboire pour le service (environ 10% de la somme totale dépensée).

Et voilà, c'est parti pour un voyage de 45 minutes environ, dans un taxi à la conduite un peu sportive, jusqu'au centre ville. 
Je vais pouvoir faire d'autres articles sur Buenos Aires même à présent. 

Source des images:
 http://www.americas-fr.com/tourisme/informations/le-terminal-c-de-laeroport-de-buenos-aires-11089.html
 http://diariodemochileiro.com/argentina-buenos-aires-como-efetuar-cambio/
 http://www.igougo.com/journal-j76010-Buenos_Aires-Dont_cry_for_me_Argentina_I_went_to_Buenos_Aires.html